APPEL À CONTRIBUTION

Cahiers de l’Echinox

Université “Babes-Bolyai”, Cluj-Napoca, Roumanie
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Les Cultures des Balkans

Numéro 18/2010

Sous la direction de Efstratia Oktapoda

Dans les Balkans, plus qu’ailleurs, les facteurs culturels, historiques et identitaires ont déterminé, en la rendant instable, la géopolitique de cette région compliquée. Des limites incertaines et disputées et des risques d’enclavement, en raison de la multiplication des frontières, ne lui ont épargné ni guerres, ni exils, ni diasporas. « Ce n’est qu’à présent, où la paix semble s’affermir […], que cette partie du continent européen commence à faire valoir ses traditions et à démontrer que la civilisation européenne est bien plus riche qu’on l’imaginait, que la culture européenne n’est pas seulement l’idée du progrès et du développement, issue de l’époque de l’âge des Lumières, mais aussi une autre manière de concevoir la vie », écrit Georges Fréris dans son Introduction à La Francophonie dans les Balkans. Les voix des femmes (2005).
Pourquoi, à l’époque de la mondialisation, s’intéresser à des cultures sans doute menacées d’extinction ? Sans compter que les migrations – phénomène majeur des années 2000 – viennent bouleverser les hiérarchies dans l’Europe du sud-est où cosmopolitisme rime avec nationalisme et multiculturalisme.
D’une part, les Balkans sont une zone de carrefour, un prodigieux creuset d’influences humaines et culturelles, où les civilisations et les peuples ont laissé des traces profondes sur les paysages et sur les mentalités. Plus qu’un espace de circulation, ils constituent un espace refuge qui a su préserver, à l’intérieur de son territoire, des cultures, des identités et des particularismes. C’est d’ailleurs ce redoutable multiculturalisme qui semble être à l’origine des troubles des XXe et XXIe siècles. Toutefois, la diversité culturelle ne semble pas être en soi la source des conflits ; c’est plutôt l’irruption de la modernité qui a mené aux antagonismes, en polarisant autour des nationalismes le champ complexe des identités. Nationalisme et communisme ont apporté « des résultats inattendus, compliquant encore plus un tissu identitaire déjà complexe », écrit Georges Prévélakis (Les Balkans : cultures et géopolitique, 1996).
D’autre part, méconnus et souvent déconsidérés, les habitants des Balkans et leurs cultures ont de quoi nous intéresser. Les intellectuels grecs, serbes, albanais, croates et bosniaques, slovènes et macédoniens, bulgares et roumains mènent, hors des sentiers battus, des entreprises de « désillusionnement », selon le dramaturge Dimitri Dimitriadis. Le succès du jeune cinéma roumain ou l’inventivité du design slovène témoignent d’une richesse artistique qui ne demande qu’à être partagée…
Le présent volume sur Les Cultures des Balkansse veut un défi à la diversité culturelle de cette région à la fois méconnue et mal considérée. Il se veut encore, selon les termes de Pierre Brunel (Multiculturalisme et francophonie dans les Balkans, 2006), « un panorama d’images croisées » sur l’imaginaire des peuples des Balkans, sur leur culture, sur leur identité, sur leur histoire, sur leurs mythes.

 

A. Les études du volume doivent s’articuler autour des axes thématiques suivants :

  • Identités et nationalismes

  • Histoire, concepts, frontières

  • Conflits, guerres et violences

  • Migration et diasporas

  • Sociétés balkaniques en mutation

  • Imaginaire/imagerie des Balkans

  • Mythes, folklore

  • Anthropologie sociale

  • Imaginaire urbain/imaginaire rural

  • Musique, cinéma, arts

  • Femmes et Balkans, histoire du féminisme

  • Littérature

  • Tradition/Modernité

  • La place de la francophonie dans les cultures des Balkans

 

Ce volume pluridisciplinaire s’adresse aux spécialistes de toutes les disciplines (histoire, civilisation, socio-ethnographie, anthropologie sociale, littérature…). Les études peuvent être aussi bien monographiques (sur un aspect, un domaine ou un pays) que comparées (un thème ou un aspect dans plusieurs pays des Balkans).

 

B. Soumission de projet

Les articles seront acceptés sous réserve d’évaluation scientifique favorable par le comité de la Revue.

La Revue ne verse pas d’honoraires aux auteurs des textes.
Les auteurs des articles sont responsables de la législation nationale et internationale relative aux droits d’auteur et de copyright.

Les propositions (d’environ 300 mots) accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique de 7-8 lignes sont à envoyer avant le  30 septembre 2008 à la coordinatrice du numéro :

 

Mme Efstratia OKTAPODA

Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)
CRLV - EA 2581
Maison de la Recherche
28 rue Serpente
75006 Paris, France
e-mail : efstratia.oktapoda@paris-sorbonne.fr

 

Les articles acceptés pour publication sont à remettre avant le 30 avril 2009. Ils peuvent être rédigés en français ou en anglais et doivent comporter entre 4000 et 6000 mots (notes, tableaux et bibliographie inclus). Prière d’adresser les articles par voie électronique, en document attaché sous Word, et en RTF, accompagnés de :

- un résumé en français de 300-350 mots,
- un abstract en anglais de 300-350 mots,
- cinq mots clés en français,
- cinq keywords en anglais,
- une brève notice bio-bibliographique de 7-8 lignes, précédée du nom et de l’Institution de rattachement, ainsi que l’adresse e-mail de contact,
- vos coordonnées postales complètes pour l’envoi de l’exemplaire.

 

C.  Normes de rédaction de l’article

Les articles, qui doivent être inédits, n’excèderont pas quinze pages, bibliographie et notes incluses. Format A4.

Adopter une mise en page minimale : ni entête, ni numéro de pages, ni tabulations.

L’utilisation du gras et du soulignement dans le corps du texte est à proscrire.
Marges : haut 3 cm, bas 4 cm, gauche 3 cm, droite 3 cm. 

Texte en Times New Roman, 12 points, double interligne.

 

Début du texte
- Au milieu de la 1ère page :
Prénom et nom de l’auteur (en minuscules), Times New Roman 12.
- Laisser une ligne d’intervalle.
Titre de l’article : en lettres minuscules, Times New Roman 14, gras.
Laisser 2 lignes d’intervalle. Juste après suit le corps du texte.

 

Dans le texte
- Les citations de plus de deux lignes : Times New Roman 11, laisser 1 ligne d’intervalle avant et après la citation.
- Les références bibliographiques sont rédigées en note de fin de texte, selon le système français.
- On utilise les guillemets français : (« »). Dans le cas d’une citation dans la citation, on utilise les doubles guillemets anglais à l’intérieur de la citation. Ex. : «     “     ”    ». 
- Le corps du texte doit être en caractères romains.
- Style gras et soulignement : à proscrire.
- Style italique : les titres  (livres, revues) et les mots et expressions en langue étrangère ou en  latin (a priori, …)
- Les majuscules sont accentuées : É, È, À, Â,…
- Écriture des nombres : en mots de zéro à neuf, en chiffres à partir de 10 ; en mots pour tout nombre au début d’un titre ou d’une phrase.
- On laisse un espace avant et après chaque signe en double point. Ex. (« ; : ?) mais pas pour (, .).
- Mettre le point après la fermeture des parenthèses.
- Les appels de note se font juste après le mot (ou les guillemets fermant) et avant le point.

 

Notes : à la fin du texte (après la bibliographie), numérotation 1,2,3, Times New Roman 10, interligne simple.
Bibliographie : Times New Roman 12, interligne simple.

 

Exemples

Ouvrage

Giasson, Jocelyne, Les Τextes littéraires à l’école, Montréal/Paris, Gaetan Morin, 2000.

Ouvrage collectif
Bercot Martine, Michel Collot, Catriona Seth éds, Anthologie de la poésie française : XVIIIe, XIXe et XXe siècles, Paris, Gallimard, 2000. 

Chapitre dans un ouvrage collectif
Bessière, Jean, « Littératures francophones et postcolonialisme…. », Jean Bessière et Jean-Marc Moura éds., Litératures postcoloniales et francophonie. Conférences du séminaire de littérature comparée de l’Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris, Honoré Champion, 2001, pp. 169-195.

Article de revue
Danahy, Michael, « Marceline Desbordes-Valmore et la fraternité des poètes », in Nineteenth-Century French Studies, no19, 1991, pp. 386-393.

 

Actes

Béranger, Elisabeth et Ginette Castro éds, Lyrisme et féminité, Actes du colloque international, Talence, Presses universitaires de Bordeaux, 1991.

Actes
Major, Robert, « La création dans les marges francophones », Maryvonne Perrot éd., Création et créativité dans les littératures francophones, Actes du colloque organisé à Dijon du 17 au 20 novembre 1993, Dijon, Centre Gaston Bachelard de recherche sur l’imaginaire et la rationalité, vol. 1, 1996, pp. 85-93.